Me Marilou Lepage est avocate pénaliste au Barreau de Paris. Sa pratique est centrée sur les dossiers criminels : instruction, détention provisoire, cour d'assises et cour criminelle départementale. Elle plaide devant la cour d'assises de Paris et devant les cours d'assises de toute la France, en première instance et en appel. Ces dossiers s'inscrivent dans l'activité plus large du cabinet, présentée sur la page avocat pénaliste Paris.
Une mise en accusation, un procès fixé, un appel à former ? Le cabinet répond 24h/24 au 06 02 08 53 79.
Qu'est-ce que la cour d'assises ?
La cour d'assises est la juridiction qui juge les crimes, c'est-à-dire les infractions les plus graves du Code pénal. Elle siège dans chaque département, par sessions. Sa particularité est le jury populaire : en première instance, trois magistrats professionnels jugent avec six jurés tirés au sort sur les listes électorales ; en appel, avec neuf jurés.
Les débats y sont oraux. Les jurés ne lisent pas le dossier d'instruction : ils se forgent leur conviction sur ce qu'ils voient et entendent à l'audience. C'est ce qui rend la préparation du procès décisive.
Cour d'assises ou cour criminelle départementale ?
Depuis 2023, une grande partie des crimes n'est plus jugée par la cour d'assises mais par la cour criminelle départementale, composée uniquement de magistrats. La loi du 23 juillet 2026 a encore élargi sa compétence aux accusés en état de récidive.
Quels crimes sont jugés par la cour d'assises ?
La cour d'assises juge les accusés majeurs poursuivis pour un crime puni de trente ans de réclusion criminelle ou de la réclusion criminelle à perpétuité, notamment :
- le meurtre et l'assassinat ;
- le viol ayant entraîné la mort ou accompagné de tortures ou d'actes de barbarie ;
- le vol à main armée commis en bande organisée ;
- les tortures et actes de barbarie, l'enlèvement et la séquestration, dans leurs formes les plus aggravées ;
- les crimes commis par des mineurs de plus de seize ans, jugés par la cour d'assises des mineurs.
Elle juge aussi l'appel des décisions de la cour criminelle départementale. Les crimes de terrorisme et de trafic de stupéfiants en bande organisée relèvent d'une cour d'assises spécialement composée de magistrats professionnels.
Comment se déroule un procès devant la cour d'assises ?
Avant l'audience : de la mise en accusation au procès
Le procès s'ouvre après une information judiciaire. À sa clôture, le juge d'instruction rend une ordonnance de mise en accusation, qui peut être contestée devant la chambre de l'instruction. Lorsque l'accusé est détenu, il doit en principe être jugé dans un délai d'un an devant la cour d'assises, prolongeable à titre exceptionnel par la chambre de l'instruction (article 181 du Code de procédure pénale).
Depuis la loi du 23 juillet 2026, une réunion préparatoire criminelle réunit la cour, le ministère public et les avocats avant le procès. La liste des témoins et des experts y est arrêtée et ne peut plus être modifiée ensuite, sauf circonstances particulières. Les choix de la défense doivent donc être faits bien en amont.
Le déroulement de l'audience
- Constitution du jury : les jurés sont tirés au sort à l'ouverture du procès. La défense et l'avocat général peuvent en récuser certains sans avoir à se justifier.
- Rapport du président : il expose les faits reprochés et les éléments à charge et à décharge.
- Interrogatoire de personnalité : parcours, famille et vie professionnelle de l'accusé.
- Examen des faits : interrogatoire de l'accusé, auditions des témoins, des enquêteurs et des experts.
- Plaidoiries et réquisitions : avocat de la partie civile, réquisitions de l'avocat général, puis plaidoirie de la défense. L'accusé a toujours la parole en dernier.
- Délibéré : la cour et les jurés délibèrent ensemble, sur la culpabilité puis sur la peine. La culpabilité ne peut être retenue qu'à la majorité de sept voix au moins sur neuf en première instance, et de huit voix au moins sur douze en appel (article 359 du Code de procédure pénale).
- Arrêt : rendu en audience publique, il est motivé par écrit.
Un procès d'assises dure en général de trois jours à deux semaines. Les dossiers à plusieurs accusés peuvent mobiliser la cour plusieurs semaines.
Faire appel d'un arrêt de cour d'assises
L'accusé dispose de dix jours pour faire appel (article 380-9 du Code de procédure pénale). L'affaire est rejugée entièrement par une autre cour d'assises, ou depuis 2026 par la même cour autrement composée, avec neuf jurés. Le ministère public peut lui aussi faire appel, y compris d'un acquittement.
Après l'arrêt d'appel, seul un pourvoi en cassation reste possible, sur des questions de droit uniquement.
Comment se préparer à un procès d'assises ?
Un procès d'assises ne se joue pas le jour de l'audience. Il se prépare pendant les mois qui séparent la mise en accusation du verdict. La méthode du cabinet repose sur six étapes.
1. Étudier le dossier d'instruction, pièce par pièce
Un dossier criminel compte souvent plusieurs milliers de pages : auditions, expertises psychiatriques, balistiques et génétiques, téléphonie, confrontations. Leur lecture critique fait apparaître les contradictions, les failles et les points à travailler à l'audience. C'est à ce stade que se décide la ligne de défense : contester les faits, la qualification ou l'intention, ou concentrer le débat sur la personnalité et la peine.
2. Préparer l'accusé à prendre la parole
Les jurés découvrent l'affaire à l'oral. Le cabinet organise plusieurs séances de préparation : chronologie des faits, questions du président, de l'avocat général et des parties civiles, points difficiles du dossier, gestion des émotions et de la fatigue sur plusieurs jours d'audience. Il ne s'agit pas de construire une version, mais de permettre à l'accusé d'exprimer la sienne et d'être compris.
3. Construire le récit de la défense
Contester des éléments isolés ne suffit pas. La défense propose une lecture cohérente des faits, compatible avec le dossier, qui s'ajuste au fil des auditions.
4. Choisir et préparer les témoins
La défense peut faire citer ses propres témoins : témoins des faits, proches, employeurs, personnes capables d'éclairer le parcours de l'accusé. Depuis 2026, leur liste est arrêtée lors de la réunion préparatoire : ce choix se fait donc tôt.
5. Travailler la personnalité et la peine
Même lorsque les faits sont reconnus, la marge sur la peine reste importante. Enquête de personnalité, expertises, attestations, preuves d'insertion, indemnisation des victimes : ce volet se construit dès l'ouverture du dossier.
6. Plaider, puis préparer la suite
La plaidoirie intervient en dernier, après plusieurs jours de débats. Elle donne aux jurés la grille de lecture avec laquelle ils iront délibérer. Après le verdict, le cabinet reste présent : décision sur l'appel dans les dix jours, demande de mise en liberté, lien avec la famille.
Une stratégie différente devant la cour criminelle départementale
Devant cinq magistrats professionnels, qui délibèrent avec le dossier, l'argumentation doit être plus technique et plus documentée. Devant un jury populaire, la pédagogie et l'oralité pèsent davantage. Chaque dossier fait l'objet d'une stratégie adaptée à la juridiction saisie, en anticipant un éventuel appel devant la cour d'assises.
Une expérience des dossiers criminels médiatisés
Me Marilou Lepage a plaidé devant plusieurs cours d'assises dans des dossiers sensibles, dont certains ont été suivis par la presse nationale. Elle a notamment défendu le principal accusé dans l'affaire de la mort de Jérémie Cohen à Bobigny (Le Parisien, février 2026) et défend un accusé dans l'affaire des tirs près de Rennes (Le Monde, octobre 2024). Elle intervient aussi régulièrement sur BFMTV et France Inter. Retrouvez ses interventions dans la presse et des décisions obtenues.
Combien coûte un avocat aux assises ?
Pour une défense complète devant une cour d'assises ou une cour criminelle départementale, les honoraires du cabinet se situent entre 20 000 et 50 000 euros. Le montant dépend du volume du dossier, du nombre de faits et de coaccusés, de la durée prévisible du procès, des déplacements et d'un éventuel appel.
- Un forfait par phase : instruction, audience, puis appel le cas échéant, chacun avec une convention écrite.
- Un paiement échelonné sur toute la durée de la procédure.
- Un premier rendez-vous gratuit lorsqu'il débouche sur la prise en charge du dossier.
Ces honoraires correspondent à plusieurs centaines d'heures de travail, réparties sur des mois, parfois des années : étude du dossier, visites en détention, préparation, audience et présence jusqu'au verdict.
Pourquoi confier votre défense au cabinet
- Une pratique centrée sur le droit criminel : instruction, détention provisoire, cour criminelle départementale, cour d'assises.
- Une formation dédiée : Master 2 de droit pénal des affaires, formation en sciences criminologiques à l'université Paris-Panthéon-Assas, École de la défense pénale du Barreau de Paris.
- Une préparation approfondie de l'accusé, signature du cabinet, avec des séances dédiées avant chaque procès.
- Une disponibilité réelle : permanence 24h/24 et accès direct à votre avocate, y compris en détention.
- Une confidentialité absolue : tout ce que vous confiez est couvert par le secret professionnel.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un procès aux assises ?
En général de trois jours à deux semaines. Les dossiers à plusieurs accusés ou les affaires de terrorisme peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le cabinet indique une durée prévisible dès l'étude du dossier.
Combien y a-t-il de jurés à la cour d'assises ?
Six jurés en première instance, aux côtés de trois magistrats professionnels. En appel, neuf jurés et trois magistrats. La cour criminelle départementale et la cour d'assises spécialement composée siègent sans jury.
Quelle est la différence entre la cour d'assises et la cour criminelle départementale ?
La cour d'assises juge les crimes punis de trente ans ou de la perpétuité, avec un jury populaire. La cour criminelle départementale juge les crimes punis de quinze ou vingt ans, comme le viol ou le vol à main armée, avec cinq magistrats et sans jury, y compris lorsque l'accusé est en récidive depuis le 25 juillet 2026.
Peut-on faire appel d'un arrêt de cour d'assises ?
Oui, dans un délai de dix jours. L'affaire est rejugée par une cour d'assises d'appel composée de trois magistrats et de neuf jurés. Depuis la loi du 23 juillet 2026, l'appel peut aussi être limité aux peines complémentaires : il est alors jugé par trois magistrats, sans jury.
Faut-il obligatoirement un avocat aux assises ?
Oui. L'assistance d'un avocat est obligatoire devant la cour d'assises (article 317 du Code de procédure pénale). Si l'accusé n'en a pas choisi, le président lui en fait désigner un d'office. Un avocat choisi tôt dispose du temps nécessaire pour préparer le procès.
Que faire après une mise en accusation ?
Choisir rapidement l'avocat qui plaidera, même si le procès n'aura lieu que plusieurs mois plus tard. C'est pendant cette période que se préparent l'accusé, les témoins et la stratégie, et la liste des témoins est désormais arrêtée lors de la réunion préparatoire.
Que se passe-t-il en cas d'acquittement ?
L'accusé est immédiatement remis en liberté, sauf s'il est détenu pour une autre cause. S'il a été placé en détention provisoire, il peut demander réparation dans un délai de six mois à compter de la décision définitive, devant le premier président de la cour d'appel. Le ministère public peut toutefois faire appel de l'acquittement.
Combien coûte un avocat aux assises ?
Au cabinet, entre 20 000 et 50 000 euros pour une défense complète, selon la complexité du dossier. Le montant est fixé dès le premier rendez-vous, par phase, avec un paiement échelonné possible.
Un proche est renvoyé devant la cour d'assises ? Parlons-en
Chaque mois entre la mise en accusation et le procès compte. Me Marilou Lepage vous reçoit rapidement, au cabinet sur l'île Saint-Louis, en visioconférence ou par téléphone, en toute confidentialité. Le premier échange téléphonique est gratuit.
- Téléphone, 24h/24 :06 02 08 53 79
- Formulaire :contacter le cabinet
- Pour aller plus loin :mise en examen, détention provisoire, cour criminelle départementale, procès aux assises
Page mise à jour le 14 octobre 2026, à jour de la loi du 23 juillet 2026.
