Maître Marilou Lepage, avocat pénaliste à paris, obtient la relaxe pour son client accusé de violences conjugales.
Contexte
Le client comparaissait pour des faits de violences conjugales dans un contexte de séparation particulièrement conflictuelle. La plaignante — son ex-compagne, constituée partie civile — s'était présentée à l'audience avec un dossier en apparence solide : certificats médicaux, déclarations constantes, éléments présentés comme probants. Elle réclamait des dommages et intérêts et avait manifestement tout mis en œuvre pour que l'audience tourne en sa faveur. Au début de l'audience, les choses n'étaient clairement pas en notre faveur. Le dossier à charge était construit, la partie civile déterminée, et mon client faisait face à une qualification aggravée — violences commises par le conjoint — avec une partie civile très offensive dans ses demandes.
Stratégie de défense
Maître Marilou Lepage a fait le choix d'une plaidoirie offensive, construite autour d'un axe central : démontrer, preuves à l'appui, que la partie civile instrumentalisait la procédure pénale à des fins étrangères à la recherche de la vérité. Il ne s'agissait pas de nier qu'une altercation avait eu lieu — les deux parties présentaient des blessures, les certificats médicaux le confirmaient — mais de restituer au tribunal le véritable contexte dans lequel s'inscrivait cette plainte. Elle a documenté et exposé la personnalité de la partie civile : son caractère impulsif, sa tendance à travestir la réalité, et la cohérence de sa démarche judiciaire avec ses intérêts dans le cadre de la séparation en cours. Pièce par pièce, elle a montré que les éléments présentés comme probants résistaient mal à un examen rigoureux, et que la chronologie des faits ne permettait pas d'établir l'intention volontaire de son client. Le tribunal s'est trouvé dans l'impossibilité de déterminer qui avait frappé en premier et dans quelles circonstances exactes — ce qui, en droit, impose la relaxe. C'est précisément le terrain qui avait été minutieusement préparé par Maître Lepage.
Décision rendue
Relaxe du prévenu.
Partie civile déboutée de l'intégralité de ses demandes indemnitaires. Dans un dossier où la partie civile avait réuni des éléments en apparence solides et où l'audience s'était ouverte défavorablement, retourner la situation au point d'obtenir la relaxe et de faire débouter la partie civile de toutes ses demandes — c'est le résultat d'une plaidoirie construite, pas improvisée.
Ce que ça dit de ma méthode
Ce dossier illustre une réalité : quand la partie adverse a construit un récit, il faut le déconstruire méthodiquement, avec des preuves, pas seulement des arguments. Comprendre les ressorts réels d'une plainte, identifier ce qui motive vraiment la partie civile, et le démontrer devant le tribunal — c'est souvent là que se joue l'issue d'une affaire. Une plaidoirie efficace n'est pas nécessairement la plus sobre. Parfois, c'est celle qui n'hésite pas.