Escroquerie : quelles peines encourues et comment se défendre ?

Escroquerie peine
Escroquerie simple, aggravée ou en bande organisée : découvrez toutes les peines encourues, les circonstances aggravantes et comment vous défendre. Par Marilou Lepage, avocate pénaliste.

Escroquerie : quelles peines encourues et comment se défendre ?

L'escroquerie est définie par l'article 313-1 du Code pénal comme le fait de tromper une personne physique ou morale — par l'usage d'un faux nom, d'une fausse qualité, l'abus d'une qualité vraie ou l'emploi de manœuvres frauduleuses — pour la déterminer à remettre des fonds, un bien ou un service à son préjudice. La peine initiale est de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Des circonstances aggravantes peuvent porter cette peine à 10 ans et 1 000 000 € d'amende. 

En résumé

  • Escroquerie simple (art. 313-1 CP) : jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende
  • Escroquerie aggravée (art. 313-2 CP) : jusqu'à 7 ans et 750 000 € (victime vulnérable, faux policier, escroquerie à la Sécu, etc.)
  • Escroquerie en bande organisée : jusqu'à 10 ans et 1 000 000 €
  • Tentative et complicité : mêmes peines que l'infraction consommée
  • Prescription : 6 ans à compter de la remise des fonds (art. 8 CPP)
  • Une défense solide dès la garde à vue peut changer radicalement l'issue de la procédure

Qu'est-ce que l'escroquerie ? (définition juridique)

Les éléments constitutifs

Pour qu'une escroquerie soit caractérisée, trois conditions doivent être réunies :

1. Une tromperie déterminante, qui peut prendre quatre formes :

  • L'usage d'un faux nom (mentir sur son identité)
  • L'usage d'une fausse qualité (se faire passer pour un médecin, un policier, un notaire...)
  • L'abus d'une qualité vraie (utiliser sa fonction réelle pour tromper)
  • L'emploi de manœuvres frauduleuses (mise en scène, faux documents, intervention d'un tiers)

2. Une remise volontaire mais viciée : la victime remet des fonds, un bien ou un service, ou consent un acte juridique — mais son consentement est obtenu par la tromperie.

3. Un préjudice : la remise doit causer un préjudice à la victime ou à un tiers. La jurisprudence retient une conception large : le préjudice n'est pas nécessairement pécuniaire.

À noter : un simple mensonge oral ne suffit pas à constituer l'escroquerie. La tromperie doit être renforcée par un élément extérieur (faux document, mise en scène, intervention d'un tiers) pour être qualifiée de manœuvre frauduleuse.

L'escroquerie est également un délit intentionnel : l'auteur doit avoir agi sciemment, avec la volonté de tromper pour obtenir un profit indu. La bonne foi est donc un axe de défense à explorer.

Ce que j'observe en pratique

La qualification d'escroquerie est souvent retenue à tort dans des litiges qui relèvent en réalité du droit civil ou d'un simple manquement contractuel. J'ai défendu des clients poursuivis pour escroquerie alors qu'aucune manœuvre frauduleuse caractérisée n'était établie — seulement une promesse non tenue. La frontière entre l'inexécution contractuelle et l'escroquerie est ténue, et c'est précisément là que se joue souvent l'issue du dossier.

Différence escroquerie / abus de confiance / vol

Cette distinction est fondamentale : la requalification des faits (par exemple, d'escroquerie en abus de confiance) peut avoir des conséquences importantes sur la prescription et la stratégie de défense.

Quelles peines pour une escroquerie ?

La peine initiale : 5 ans et 375 000 € d'amende

L'article 313-1 du Code pénal fixe la peine de l'escroquerie simple à :

  • 5 ans d'emprisonnement
  • 375 000 € d'amende

Ces peines s'appliquent à l'escroquerie consommée, mais aussi à la tentative d'escroquerie (art. 313-3) et à la complicité d'escroquerie.

Le recel d'escroquerie (art. 321-1) est puni des mêmes peines : 5 ans et 375 000 €.

Les circonstances aggravantes

L'article 313-2 du Code pénal prévoit deux paliers d'aggravation.

Escroquerie aggravée : 7 ans et 750 000 €

Les peines sont portées à 7 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende dans les cinq cas suivants :

  • Par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, dans l'exercice de ses fonctions (ex. : fonctionnaire, agent de l'État)
  • Par une personne qui prend indûment cette qualité (ex. : faux policier, faux agent des impôts, faux huissier)
  • Par une personne qui fait appel public à l'épargne ou à la collecte de fonds à des fins d'entraide humanitaire ou sociale (ex. : fausse collecte caritative)
  • Au préjudice d'une personne particulièrement vulnérable en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique, ou d'un état de grossesse — dès lors que cette vulnérabilité était apparente ou connue de l'auteur
  • Au préjudice d'une personne publique, d'un organisme de protection sociale ou d'un organisme chargé d'une mission de service public pour l'obtention d'une allocation, d'une prestation ou d'un avantage indu (ex. : escroquerie à la CPAM, à la TVA, au Trésor public)

Escroquerie en bande organisée : 10 ans et 1 000 000 €

Lorsque l'escroquerie est commise en bande organisée, les peines atteignent leur maximum : 10 ans d'emprisonnement et 1 000 000 € d'amende (art. 313-2, alinéa final).

Ce que je conseille à mes clients

Ne sous-estimez jamais les peines complémentaires. Une interdiction professionnelle de 5 ans ou une exclusion des marchés publics peut être plus dévastatrice qu'une peine d'emprisonnement avec sursis. Dès l'ouverture de la procédure, je travaille à limiter leur périmètre — en contestant leur lien avec les faits reprochés ou en plaidant leur disproportion au regard de la situation personnelle et professionnelle de mon client.

Les peines complémentaires

Au-delà de l'emprisonnement et de l'amende, les articles 313-7 et 313-8 du Code pénal prévoient de nombreuses peines complémentaires pour les personnes physiques :

  • Interdiction des droits civiques, civils et de famille (jusqu'à 5 ans)
  • Interdiction d'exercer une fonction publique ou l'activité professionnelle ayant servi à commettre l'infraction (jusqu'à 5 ans ou à titre définitif)
  • Interdiction d'exercer une profession commerciale ou industrielle (jusqu'à 15 ans ou à titre définitif)
  • Fermeture des établissements ayant servi à commettre l'escroquerie (jusqu'à 5 ans)
  • Interdiction de séjour (jusqu'à 5 ans)
  • Interdiction d'émettre des chèques (jusqu'à 5 ans)
  • Exclusion des marchés publics (jusqu'à 5 ans)
  • Confiscation des biens
  • Affichage ou diffusion de la décision de condamnation

Ces peines complémentaires peuvent avoir des conséquences très lourdes sur la vie professionnelle et personnelle. Leur contestation ou leur limitation fait partie intégrante de la stratégie de défense.

Escroquerie en bande organisée : une qualification criminelle ?

L'escroquerie en bande organisée est souvent perçue comme un crime — ce n'est pas le cas. Il s'agit d'un délit aggravé, jugé par le tribunal correctionnel, et non d'un crime relevant de la cour d'assises.

La notion de bande organisée (art. 132-71 CP) désigne tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou plusieurs infractions. Elle implique une organisation structurée, une répartition des rôles et une préméditation.

Les exemples les plus fréquents en pratique :

  • Fraude à la TVA en carrousel : des sociétés fictives ou éphémères se succèdent pour récupérer frauduleusement des remboursements de TVA
  • Escroquerie aux quotas carbone : achat de quotas hors taxe et revente avec TVA collectée mais non reversée à l'État
  • Arnaques organisées en ligne : réseaux structurés de faux sites marchands, fausses locations, fraudes aux sentiments

Dans ces dossiers, les investigations sont souvent menées par des services spécialisés (OCLCIFF, JUNALCO) et les procédures peuvent durer plusieurs années. L'intervention d'un avocat spécialisé en escroquerie dès les premières auditions est indispensable.

Tentative d'escroquerie et complicité : que risque-t-on ?

La tentative d'escroquerie

L'article 313-3 du Code pénal est explicite : la tentative d'escroquerie est punie des mêmes peines que l'infraction consommée.

Autrement dit, même si la tromperie n'a pas abouti à une remise effective de fonds ou de biens, la personne mise en cause encourt jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende — voire davantage si des circonstances aggravantes sont retenues.

La tentative suppose que l'auteur ait commencé à exécuter l'infraction et n'ait été arrêté que par des circonstances indépendantes de sa volonté.

La complicité d'escroquerie

Le complice — celui qui a aidé, facilité ou instruit la commission de l'escroquerie — encourt les mêmes peines que l'auteur principal. La qualification de complice peut viser des intermédiaires, des prestataires techniques, ou des personnes ayant fourni de faux documents.

Le recel d'escroquerie

Recevoir, détenir ou transmettre des fonds ou biens issus d'une escroquerie constitue un recel (art. 321-1 CP), puni de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende — même si la personne n'a pas participé à l'escroquerie elle-même.

Personnes morales : quelles sanctions pour une société ?

Une société peut être déclarée pénalement responsable d'une escroquerie commise pour son compte par ses organes ou représentants (art. 121-2 CP).

L'amende est quintuplée par rapport à celle prévue pour les personnes physiques (art. 131-38 CP) :

  • Escroquerie simple : amende maximale de 1 875 000 € (5 × 375 000 €)
  • Escroquerie aggravée : amende maximale de 3 750 000 € (5 × 750 000 €)
  • Escroquerie en bande organisée : amende maximale de 5 000 000 € (5 × 1 000 000 €)

Au-delà de l'amende, les personnes morales peuvent se voir infliger (art. 131-39 et 313-9 CP) :

  • La dissolution de la société
  • L'interdiction d'exercer l'activité ayant servi à commettre l'infraction (définitivement ou pour une durée déterminée)
  • La fermeture d'établissements
  • Le placement sous surveillance judiciaire
  • L'exclusion des marchés publics
  • L'interdiction d'appel public à l'épargne
  • La confiscation des biens ayant servi à commettre l'infraction ou en étant le produit

Ces sanctions peuvent mettre en péril l'existence même de la structure. La défense des personnes morales requiert une approche spécifique, distincte de celle des dirigeants poursuivis à titre personnel.

Ce que j'observe en pratique

Dans les dossiers impliquant une société, la mise en cause de la personne morale est souvent utilisée comme levier de pression par le parquet, même lorsque la responsabilité pénale individuelle des dirigeants est incertaine. Il est essentiel de dissocier dès le départ la défense de la société de celle des personnes physiques — les intérêts peuvent diverger, et une stratégie commune peut se retourner contre l'un ou l'autre.

Prescription de l'escroquerie : combien de temps peut-on être poursuivi ?

Le délai de droit commun : 6 ans

L'escroquerie est un délit. En application de l'article 8 du Code de procédure pénale, l'action publique se prescrit par 6 ans à compter du jour où l'infraction a été commise.

Ce délai a été doublé par la loi du 27 février 2017 (il était auparavant de 3 ans).

Le point de départ : la remise des fonds

L'escroquerie est une infraction instantanée : elle est consommée au moment de la remise. Le délai de prescription court donc à compter de la date de la remise des fonds, du bien ou du service.

La Cour de cassation a rappelé ce principe : le point de départ ne peut pas être retardé à la date à laquelle la victime a découvert qu'elle avait été trompée.

Cas particulier : les escroqueries complexes avec remises successives

Lorsque les manœuvres frauduleuses constituent une opération délictueuse unique et un tout indivisible (et non une série d'escroqueries distinctes), la prescription ne commence à courir qu'à partir de la dernière remise.

C'est un point stratégique important : dans les dossiers impliquant plusieurs versements échelonnés dans le temps, la prescription peut être repoussée de plusieurs années.

Cas particulier : l'escroquerie fiscale

En matière fiscale, le point de départ du délai de 6 ans se situe :

  • À la date du remboursement (date d'ordonnancement) pour les escroqueries à la TVA
  • Au jour du dépôt de la déclaration de taxes sur le chiffre d'affaires si le remboursement a lieu par imputation

Délai butoir

Même en cas d'infraction dissimulée, la prescription ne peut excéder 12 ans à compter de la commission des faits (art. 9-1 CPP). Au-delà, aucune poursuite n'est possible.

Comment se défendre face à une accusation d'escroquerie ?

Être mis en cause pour escroquerie est une situation sérieuse, mais qui ne préjuge pas de l'issue de la procédure. Plusieurs axes de défense peuvent être explorés selon les circonstances du dossier.

Les stratégies de défense

Contester l'élément matériel :

  • Absence de manœuvre frauduleuse caractérisée : un simple mensonge, même réitéré, ne suffit pas à constituer l'infraction si aucun élément extérieur ne lui donne force et crédit
  • Absence de lien de causalité entre la tromperie alléguée et la remise

Invoquer la bonne foi :

  • L'escroquerie est un délit intentionnel. Si la personne mise en cause ignorait le caractère frauduleux de la situation dans laquelle elle s'est trouvée, la qualification peut être contestée

Contester le consentement vicié :

  • Si la victime avait connaissance des éléments essentiels et a librement consenti à la remise, l'escroquerie n'est pas constituée

Contester la qualification :

  • Il est possible de demander une requalification des faits (par exemple, en abus de confiance ou en simple inexécution contractuelle), ce qui peut modifier la prescription et les peines applicables

Soulever des nullités de procédure :

  • Irrégularités dans la garde à vue, dans les actes d'enquête ou dans la mise en examen peuvent conduire à l'annulation de pièces du dossier

La CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) : quand y recourir ?

La CRPC — souvent appelée "plaider coupable à la française" — permet au procureur de la République de proposer directement une peine à la personne qui reconnaît les faits, sans passer par un procès correctionnel classique.

Elle peut être envisagée dans certains cas d'escroquerie simple, lorsque :

  • Les faits sont clairement établis et la contestation au fond est peu probable
  • La peine proposée est significativement inférieure à ce qu'un tribunal pourrait prononcer
  • La personne mise en cause souhaite éviter la publicité d'un procès

Attention : la CRPC implique une reconnaissance totale des faits et de leur qualification. Elle ne peut pas être partielle. La décision d'y recourir doit être prise avec l'aide d'un avocat, après analyse complète du dossier. Dans certains dossiers d'escroquerie aggravée ou en bande organisée, la CRPC n'est pas disponible ou n'est pas dans l'intérêt du mis en cause.

La présence d'un avocat est obligatoire dans le cadre d'une CRPC.

L'importance d'un avocat pénaliste dès la garde à vue

La garde à vue en matière d'escroquerie peut durer jusqu'à 48 heures, voire 96 heures en cas de bande organisée. C'est une phase déterminante : les déclarations faites à ce stade peuvent avoir des conséquences durables sur la suite de la procédure.

Un avocat pénaliste expert en escroquerie intervient dès la garde à vue pour :

  • Vous conseiller sur vos droits (droit au silence, droit à l'assistance d'un avocat)
  • Prendre connaissance des éléments du dossier communiqués par les enquêteurs
  • Vous préparer aux auditions
  • Identifier dès ce stade les axes de défense

Si la procédure aboutit à une comparution immédiate, la réactivité de votre avocat sera encore plus cruciale.

Il est possible, selon les circonstances, d'éviter une peine d'emprisonnement ferme pour une première infraction, notamment grâce à des aménagements de peine, à une CRPC bien négociée ou à une défense efficace sur les éléments constitutifs. Mais cela suppose une intervention rapide et une stratégie adaptée à chaque dossier.

Ce que je conseille à mes clients

Ne faites aucune déclaration spontanée avant d'avoir parlé à votre avocat. Le droit au silence n'est pas un aveu de culpabilité — c'est un droit fondamental. En garde à vue pour escroquerie, les enquêteurs cherchent à recueillir des éléments qui corroborent les charges. Une déclaration maladroite, même sincère, peut compliquer considérablement la défense. Mon premier réflexe est toujours de vous rencontrer avant la première audition pour définir ensemble ce que vous direz — et ce que vous ne direz pas.

FAQ — Questions fréquentes sur l'escroquerie et ses peines

1. Quelle est la peine maximale pour une escroquerie en France ?

La peine maximale dépend de la qualification retenue. Pour une escroquerie simple, elle est de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende (art. 313-1 CP). En présence de circonstances aggravantes, elle passe à 7 ans et 750 000 €. Pour une escroquerie en bande organisée, le maximum atteint 10 ans d'emprisonnement et 1 000 000 € d'amende (art. 313-2 CP).

2. L'escroquerie en bande organisée est-elle un crime ou un délit ?

C'est un délit aggravé, et non un crime. L'affaire est donc jugée par le tribunal correctionnel, et non par une cour d'assises ou une cour criminelle départementale. La qualification de bande organisée alourdit considérablement les peines encourues, mais ne change pas la nature de l'infraction.

3. Quel est le délai de prescription pour une escroquerie ?

Le délai de prescription est de 6 ans à compter de la commission de l'infraction (art. 8 CPP). Le point de départ est en principe la date de la remise des fonds ou du bien. En cas de remises successives constituant une opération indivisible, la prescription court à partir de la dernière remise. En matière fiscale, le point de départ est la date du remboursement ou du dépôt de la déclaration.

4. Peut-on éviter la prison pour une première escroquerie ?

Dans certains cas, il est possible d'éviter une peine d'emprisonnement ferme, notamment pour une première infraction et lorsque les faits sont de gravité limitée. Les tribunaux peuvent prononcer des peines alternatives (sursis, travail d'intérêt général, amende) ou aménager la peine ab initio. La CRPC peut également permettre de négocier une peine adaptée. Tout dépend des circonstances, du montant du préjudice et de la personnalité du prévenu.

5. Faut-il un avocat dès la garde à vue pour escroquerie ?

Oui, et c'est fortement recommandé. Dès la première heure de garde à vue, vous avez le droit d'être assisté par un avocat. Les déclarations faites lors des auditions peuvent être utilisées contre vous tout au long de la procédure. Un avocat pénaliste vous conseille sur l'exercice de votre droit au silence, analyse les éléments du dossier et prépare votre défense dès ce stade crucial.

Sources officielles

À propos de l'auteure

Marilou Lepage est avocate au barreau de Paris, experte exclusivement en droit pénal. Elle intervient devant les juridictions pénales de toute la France — tribunaux correctionnels, Cours d'assises et Cours criminelles départementales, cours d'appel — et assure des permanences 24h/24 pour les gardes à vue et comparutions immédiates.

Dernière mise à jour : avril 2026